A BOUT DE SOUFFLE
Un peu d'air pour le cinéma !
J-L Godard (1960)
C'est caméra à la main que Jean Luc Godard suit Michel Poicard meurtrier et voleur en fuite : Jean Paul Belmondo (qui avait déjà collaboré avec Godard) et Patricia : Jean Seberg (Bonjour Tristesse d'Otto Preminger) à travers Paris à la recherche d'un romantisme nouveau et d'une identité lors de cette quête existentielle.
Film techniquement incorrect, A bout de souffle est fait d'un montage peu soigné, d'une lumière naturelle et d'une réalisation expérimentale avec ses faux raccords et improvisations basés sur un scénario de François Truffaut. Celui-ci trop occupé pour le mettre en image confit son histoire à son collègue des Cahiers du cinéma.
Belmondo convainquant dans son rôle de ripoux avec son accent parigot et Jean Seberg séduisante par son accent américain et son fragile niveau en langue française, qui la pousse à demander souvent la signification de certains mots la rend vulnérable.
Ce premier long métrage de J-L. Godard, éponyme, deviendra le fil conducteur de la Nouvelle Vague il y fait d'ailleurs apparaître Jean-Pierre Melville, figure lui aussi du mouvement.
La suite on la connaît : la Nouvelle Vague se propage avec André Téchiné, Dominique Moll et est encore présente avec Christophe Honoré, Abel Ferrrara et son New Rose Hotel ou les images arrivent comme la pensée. En désordre.